1. Le Radiateur (2)


    datte: 05/12/2018, Catégories: Hétéro, Auteur: Zeltron,

    Le lendemain, en rentrant du travail, je fis un détour pour acheter une boîte de chocolats. Une fois mes affaires déposées, je sonnai chez ma voisine qui, après quelques secondes et des pas se rapprochant, ouvrit la porte avec un grand sourire. — Oh ! Salut Julien ! Tu veux te mettre au chaud ? — Salut Éliane. Bah pourquoi pas ? Je ne te dérange pas ? — Non, pas du tout ! Entre ! Elle ferma la porte derrière moi sans sembler avoir remarqué mon paquet, ou du moins n’en avait-elle pas fait allusion. — J’étais en train de traduire un gros article du « Spiegel » publié cet après-midi sur leur site. C’est mon cinquième à la suite depuis la fin de l’aprèm’, j’ai besoin d’une pause ; c’est parfait ! — Tiens, fis-je en lui tendant la boîte. C’est pour te remercier de ton invitation hier. — Oh ! Julien, fallait pas ! Merci ! Éliane prit les chocolats en me donnant une bise chaleureuse sur la joue, puis m’invita dans son salon. Nous partageâmes un thé cette fois, assis sur son canapé à discuter d’autres choses auxquelles nous n’aurions pas pensées la veille. Par exemple, elle me demanda si j’étais en couple, ce qui n’était pas le cas. Si je l’avais déjà été, ce qui était le cas. Puis, en voyant toute cette culture d’outre-Rhin chez elle, je finis par poser cette question qui me brûlait les lèvres : — Et tu as des origines allemandes ou c’est juste un amour de la langue ? — Surtout la langue. Après j’ai un peu d’origines. —Ah ? Si tu veux m’en parler. — Oui, bien sûr. Mon grand-père ...
    du côté de ma mère était Allemand. — D’accord. Vous êtes nombreux dans la famille ? Mon hôtesse me parla alors de son frère qui habitait en Suisse et qu’elle ne voyait pas souvent, de ses cousins, ses oncles, ses tantes, ses parents Elle me demanda ensuite de lui parler de ma famille. J’en avais vite fait le tour : nous n’étions pas nombreux même au niveau des cousins, auxquels je ne parlais jamais ou presque. Éliane trouvait dommage d’entretenir une telle relation de famille, mais pour être honnête je n’en avais jamais fait cas puisque nous y étions tous habitués. Au fil de notre conversation, j’avais remarqué le rapprochement progressif d’Éliane. Son rapprochement personnel certes, mais physique aussi. Les choses prenaient une tournure des plus agréables, je sentais que cette femme et moi nous entendions bien, que quelque chose se passait entre nous. Et à force de bifurquer sur divers sujets, nous en arrivâmes à parler de sexe. Juste en parler. Échanger nos expériences, même l’âge où nous perdîmes notre virginité ; des choses très intimes, donc. C’était fou : en même pas quarante-huit heures, j’en savais plus sur Éliane que sur n’importe qui d’autre que je fréquentais depuis des années ! Bien sûr qu’elle était d’un naturel bavard et moi aussi, mais quand même ; aucune honte à parler de ces choses-là : « C’est un passe-temps comme un autre » affirmait-elle, ce qui n’était pas fondamentalement faux. Mais en s’approchant de moi, mon hôtesse fit glisser sa main dans mon dos, ...
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