1. L'étalon aiguille (Tome 2) (7)


    Datte: 27/12/2018, Catégories: Transexuels

    "Requiem pour un con" Nous dansions depuis une demi-heure lorsque je proposai à Lydie de faire une pause. J’allai chercher deux cocktails (sans alcool) tandis qu’elle nous cherchait une table libre. Elle semblait avoir complètement oublié qu’elle était arrivée ici en couple et avec deux amis. Pour ma part, je souhaitais que cela lui soit vraiment sorti de l’esprit Nous discutâmes de choses et d’autres en sirotant nos verres jusqu’à ce que débute la première série de slows de la soirée. Il était un peu plus de 22 heures 30. — Tu veux bien vérifier comment je danse le slow? — Non merci, c’est pas mon truc le slow — Bon, alors présentons les choses autrement : Lydie, j’ai besoin qu’une cavalière évalue objectivement ma manière de danser le slow. Comme un bon, un moyen, un mauvais danseur ou encore comme quelqu’un qui devrait carrément être interdit de boite de nuit — Sam — Allez, sois cool ! Il faut que je sache, histoire de pouvoir répondre si on me demande "Tu danses comment le slow, toi? Bien ou mal?". C’est important ce genre de question dans la vie d’un homme ! Elle me suivit en riant et je connus à nouveau le plaisir de sentir son corps tout contre le mien. Nous étions enlacés, joue contre joue et j’espérais un miracle qui lui ferait oublier Simon pour la fin de la soirée. J’en étais là de mes pensées lorsqu’en relevant un instant la tête, je le reconnus soudain à quelques mètres de nous. Il dansait avec Juliette et leur attitude l’un envers l’autre laissait à supposer ...
     que, de leur coté, ce n’est pas à Lydie qu’ils avaient envie de penser à ce moment précis. Sa main caressait la poitrine opulente de sa partenaire pendant qu’ils s’embrassaient à bouche que-veux-tu. J’hésitai un moment sur la conduite à tenir : devais-je faire comme si de rien n’était ou au contraire "tout cafter"? J’optai pour la première solution et continuai à nous faire tourner doucement au son du synthé de Procol Harum. A ma grande surprise, elle continua à se laisser aller contre moi, le visage penché sur mon épaule. Quand j’eus fait un tour complet, je les cherchai du regard mais ne les revit pas. "Tant pis", me dis-je en moi-même, "laisse les vivre leur vie et vis la tienne en profitant du présent !". Le slow s’acheva et elle ne chercha pas à se dégager. Elle ne bougea que lorsque la voix de Bill Haley et de ses Comets recouvrit les dernières mesures de "Hotel California". — On retourne s’asseoir? — Si tu veux Eh, Lydie ! — Quoi? — J’attends ton avis sur le slow ! Je ne l’obtins jamais J’avais (presque) oublié Simon et Juliette pendant ces dix minutes et une pensée dans ma tête tournait à l’obsession : "Je veux finir la nuit avec cette fille". Je suivais Lydie qui se dirigeait vers notre table lorsque j’eus le pressentiment d’une explosion imminente. A trois mètres d’elle sur sa gauche, bouche contre bouche, Simon pelotait Juliette qui, pour sa part, avait la main sur l’entrejambe du garçon. En fait d’explosion, j’eus droit à une implosion, ce qui, bien des physiciens ...
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