1. Comme un chef


    datte: 08/01/2019, Catégories: Anal, Mature, Première fois, Auteur: BAZOUK1,

    Je pris bien cette mission à Sceaux. Un intérim de plus. Tout cela rondement rémunéré. J'avais surtout envie de prendre le large avec une histoire qui avait trop mal fini. Je sais trop le tourment d'une femme qui vous tourne la tête et vous rend cinglé. Je me répétais souvent ce bon mot de Napoléon : « En amour, la seule victoire c'est la fuite ! » Amusant que cette profession de foi de lâcheté émanât de ce grand général. Moi même j'étais résolu en ce temps-là à fuir. Je voulais revenir à des choses simples et tangibles.L'immeuble où je devais œuvrer était sinistre. Mes nouveaux collègues ne l'étaient pas moins. De toute façon je n'avais cure de leurs visages et de leurs personnages. Dans peu de temps il serait effacé de ma mémoire. J'avalais avec flegme le baratin de mon patron. Celui-ci m’assurait que mon renfort de qualité serait sûrement goûté ici. Je vérifiais qu'un flagorneur est doublé souvent d'un imbécile. Je me ruais sur mon bureau et mes dossiers. J'escomptais m'en abrutir pour expédier vite la journée. Je dus attendre la fin de celle-ci pour tomber sur Carole. Une jolie brune plutôt ronde.Elle atteignait les cinquante ans. Son beau visage était mangé de grandes lunettes noires qui devaient l'aider à se cacher ou à nous surveiller derrière. D'emblée le courant passa. Nous étions de même race : des écorchés par la vie. Tout fugitif se reconnaît. Elle m'offrit hâtivement et sans calcul son amitié. Elle me confirma que ce service était un repère de zombies. Je ...
    m’étonnais qu’elle put y demeurer. Elle me dit qu'elle habitait peu loin s'occupant de sa vieille mère. La médiocrité de l'endroit la servait. Elle y avait peu de compte à rendre. Ce propos était frappé de bon sens.Il fut convenu que je devais lui offrir une fois le matin et l'après-midi une pause café. Nous y étions seuls. Les zombies semblaient répugner à nous croiser. J'en vins rapidement à la désirer. Elle se vêtait de façon grossière comme pour amortir ses quelques rondeurs. Elle n'en trahissait pas moins pour le connaisseur une vraie sensualité. Il était indubitable qu'au pieu ce devait être un volcan. Je vins même à lui signifier que je la désirais. Je lui confessais bientôt mon dépit récent et mépris pour les choses du cœur qui nous abîment. Le sexe semblant le joyeux recours à cela.Mon aveu du cœur l'éloigna peut-être. Une femme répugne à être un pis aller et la roue de secours d’une autre. Ainsi le midi allais-je seul déjeuner et arpentais un endroit du parc. J'y décelais là-bas des endroits ingrats et escarpés où j'étais sûre d'écarter à toute présence humaine. Je m'asseyais volontiers sur un banc pour goûter un livre ou un bon sandwich. Dans ce bain faussement champêtre je renaissais. Tel Rousseau je parvenais à me convaincre que nos blessures ne viennent que des contemporains. Le goût de la vraie solitude me menaçait.Ce fut au bout du troisième jour que je vins à m’entrechoquer à cette fameuse scène. J'avais eu des doutes auparavant sur la vertu de la chère Carole. ...
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