1. La détresse de l'aide soignante (3)


    Datte: 11/01/2019, Catégories: Hétéro Auteur: MarkPM,

    S’il savait à quel point la nuit avait été bonne pour moi également. Je suspectais Julie de penser la même chose, tant elle n’arrivait pas à se défaire de son sourire. Je ne la connaissais que depuis deux petits jours, mais je la trouvais déjà changée. On minimise trop souvent l’impact d’une bonne baise. — Dites, j’ai pensé à un truc, nous a dit Julie. Je n’ai qu’un seul autre patient à voir et je suis libre. Peut-être que je pourrais vous amener sur le bord de mer cet après-midi ? Raymond m’a beaucoup parlé de vos souvenirs, Marc. Raymond m’a regardé avec un grand sourire. Même si j’en avais eu envie, je n’aurais pas pu refuser cette proposition, ne serait-ce qu’à cause de ce sourire. Celui de Julie en valait la peine également. Je ne savais pas quelle idée elle avait en tête, mais c’était une très bonne idée. — Oui, bien sûr, ai-je répondu, ce serait super. — Alors je viens vous chercher à quatorze heures. Je file maintenant. Elle a bu son café d’une traite avant de rajouter : — Merci pour le petit déjeuner ! Je l’ai regardée partir tandis qu’elle ondulait un peu plus du bassin qu’à l’accoutumée. — Vous devriez aller dîner ensemble pour mieux vous connaître, m’a dit Raymond en me sortant de mes pensées. Je lui ai souri et une fois de plus pensais "si tu savais...". Julie était là à quatorze heures pétantes. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle était ponctuelle. J’ai aidé Raymond à entrer dans la petite Clio de Julie puis me suis installé à l’arrière. Il nous fallut ...
     vingt-cinq minutes pour arriver à Châtelaillon-Plage, où Raymond habitait autrefois. Julie gara sa voiture sur le parking à côté du casino, et nous sommes partis sur la plage. Il nous aura fallu quelques minutes à peine pour retrouver l’ancienne maison de Raymond. C’était là que se trouvaient tous mes souvenirs. Une petite maison mitoyenne sans prétention, mais donnant sur le front de mer. Un vrai luxe. Raymond s’est mis à nous raconter toute sa vie dans cette maison, bien que je connaisse déjà ses histoires. Julie l’écoutait cependant avec toute son attention. Nous avons marché pendant un long moment, au rythme de Raymond et de ses histoires, sur le bord de mer. Mais il faisait froid, le vent se levait, et la pluie menaçait d’arriver, aussi nous nous sommes réfugiés dans un des cafés aux abords du casino. Raymond et Julie ont pris un café, et je me suis permis une bière. Raymond ne s’arrêtait plus de parler, comme si sa source de souvenirs était inépuisable. Julie restait concentrée et l’écoutait attentivement. Pour ma part, je connaissais toutes ces histoires par cœur, aussi j’avais tendance à être un peu plus distrait. Alors je regardais Julie, assise à côté de moi, sa robe semblable à celle de la veille, ses jambes recouvertes par ses collants, son décolleté, son visage angélique que j’avais envie de souiller. J’ai pris son portable qui était posé sur la table, face à elle, et ai commencé à taper un message. Julie m’avait vu, je ne m’en étais pas caché, mais tentait de ne ...