1. Atterrissage caliente à Fuerteventura (2)


    datte: 11/01/2019, Catégories: Hétéro, Auteur: Nostagique44,

    Avais-je rêvé ou réellement vécu ce qu’il s’était passé cet après-midi-là ? Je me promis d’en toucher un mot à notre organisatrice d’escale de la compagnie pour qu’elle me retienne dorénavant toujours une chambre dans cet hôtel quand je reviendrai sur Fuerteventura. Ma montre accusait 20 heures. Nu comme Adam(qui est aussi le prénom fictif que je me suis choisi pour ma narration), je repassai sous la douche en attrapant au passage dans le salon un drap de bain que Victoria avait laissé sur la table basse. La porte-fenêtre donnant sur la terrasse était ouverte. À côté se trouvait une autre terrasse appartenant au bungalow voisin dont la porte-fenêtre était également grande ouverte. Il fallait que je fasse attention de ne pas me balader à poil dans le salon : cela risquait d’être gênant pour mon voisin ou voisine, sait-on jamais ! Je laissais couler l’eau sur mon corps, évacuant toute trace de cette partie de jambes en l’air. Décidément, j’avais choisi la profession idéale pour faire décoller les belles femmes pour le septième ciel ! Je me séchai soigneusement, m’aspergeai d’un spray déodorant, d’une touche de « Terre d’Hermès » sur le cou et passai dans ma chambre pour choisir un vêtement dans l’une de mes petites valises. Je m’aperçus que j’avais oublié de prendre une chemise de rechange ; il était rare qu’il m’arrive d’oublier un vêtement : je commençais à me faire vieux La chemise de mon uniforme était propre. Je n’avais pas le choix ; il fallait que je fasse une exception ...
    pour ce soir. Je déboutonnai les pattes d’épaules pour enlever les fourreaux de mon grade. J’ôtai également mes ailes au-dessus de la poche gauche de poitrine, laissant seulement le velcro blanc qui, lui, était cousu.« Et puis merde ! S’il y a quelqu’un qui n’est pas content, qu’il aille m’acheter une chemise. Point barre. » me dis-je. Je venais de fermer la porte du bungalow derrière moi et arrivais à hauteur du bungalow voisin, celui dont la terrasse donnait en vis-à-vis sur la mienne. Une ravissante femme en sortait ; un mètre soixante-quinze environ, la quarantaine, cheveux bruns avec des mèches plus claires, qu’elle portait en une coiffure mi-longue encadrant son visage ovale de déesse grecque aux lèvres peintes en rouge cerise glossy.« Encore une ! Décidément » Elle portait un chemisier – ou plutôt devrais-je dire une chemise blanche de style militaire avec pattes d’épaule et poches pectorales, dont les trois premiers boutons étaient ouverts – qui emprisonnait des seins qui ne demandaient qu’à être libérés pour sortir de leur carcan de tissu comme deux diables de leur boîte. Elle était sublime dans sa jupe d’uniforme gris souris qui la moulait comme un fourreau d’épée. À ma vue, elle se fendit d’un sourire à faire fondre tout l’Arctique d’un seul coup, occasionnant ainsi une fin du monde anticipée. Elle me salua dans la langue de Shakespeare en me gratifiant d’un : —Good evening, Sir. —Hello ! Good evening, Madam. Don’t tell me that you too are flirting with the clouds, ...
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