1. Un Ange-Démon


    datte: 14/01/2019, Catégories: fh, inconnu, handicap, hotel, amour, noculotte, Oral, pénétratio, théatre, humour, Auteur: Radagast,

    Cela faisait cinq minutes qu’il regardait la jeune femme hésiter sur le bord du trottoir. Elle agitait sa canne devant elle, ne sachant plus guère où elle se trouvait. — Mademoiselle, puis-je vous aider ?— Non, non, j’attends mon mari.— L’heureux homme !— Je ferai semblant de n’avoir rien entendu.— Désolé, je vous laisse.— Vous me laissez mais êtes toujours autour de moi.— Je ne désire pas vous importuner, mais— Monsieur, je suis lasse des séducteurs du dimanche ; une femme ne peut plus se promener paisiblement de nos jours ?— Mademoiselle— Madame !— Madame, je vous vois marcher près de ce trottoir et mon cœur se contracte à chacun de vos pas.— Pourquoi donc ?— Je crains qu’un rustre ne vous bouscule, qu’il vous fasse trébucher et tomber sur la chaussée.— Mon mari ne devrait plus tarder ; je vous serais reconnaissante de ne plus m’importuner.— Vous lui aviez donné rendez-vous où ?— À l’angle de cette rue.— Et quelle rue ?— La rue du Dr Mauroy.— Nous nous trouvons sur la place du Général Leclerc. Je vous invite à m’accompagner jusqu’à la terrasse du bar en face, Le Glacier. Votre mari vous y retrouvera aisément et je serai rassuré.— Me promettez-vous de rester courtois ?— Je vous en fais serment. Assis à la même table, l’homme et la femme devisent. — Que désirez-vous consommer ?— Nous sommes au Glacier ? Alors un sorbet aux myrtilles.— De même.— Êtes-vous satisfait, maintenant ?— Très !— Évitez de me regardez ainsi, cela me gêne.— Vous êtes tellement belle que je ne puis m’en ...
    empêcher. D’ailleurs, comment savez-vous que je vous admire ?— Je le sens, je le devine.— Vous rougissez ! Vous ferais-je de l’effet ? Ainsi rougissante, vous me semblez encore plus belle.— Cessez là ce jeu dangereux, Monsieur ; à mon mari je suis fidèle.— Il ne se trouve point ici. Comme le dit l’adage : « Les absents ont toujours tort. »— Serait-ce votre main sur ma joue ?— Vous aviez une poussière. Votre peau est si délicate que j’envie l’air qui la caresse.— Cette poussière serait-elle tombée sur mon bras que maintenant vous effleurez ?— Il paraît que vous appréciez : vous avez la chair de poule.— Non, la glace me provoque des frissons.— Laissez-moi espérer que mes effleurements vous fassent réagir.— Espérez, Monsieur, espérez, mais ne rêvez point.— Et ainsi, il semble que vous appréciez.— Vous vous me chatouillez. Que font maintenant vos doigts sur ma cuisse ?— Je vérifie si votre peau— Je sais, si elle possède la même douceur partout. Des gens nous regardent ; arrêtez là, Monsieur.— Personne ne nous regarde. Ils nous prennent pour des amoureux Mais vous rougissez de plus belle.— J’ai honte de prêter une oreille à vos billevesées.— J’aimerais vérifier la douceur de votre derme ailleurs que sur vos bras ou vos genoux— Je ne vous écoute plus.— Sur votre poitrine, sur votre ombilic, vérifier cette fois avec ma bouche.— Je vous en prie, arrêtez de dire de telles choses, j’en ai la tête toute retournée Je défaille.— Il se trouve au-dessus de ce bar quelques chambres où vous ...
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