1. Chronique de la folie ordinaire (3)


    Datte: 28/01/2019, Catégories: Inceste

    La parenthèse « Franck » s’est refermée aussi vite qu’elle s’était ouverte. Mais elle se traine sans entrain depuis le départ du margoulin. Les vacances d’été, elles aussi touchent à leurs fins. Et l’automne nous tombe sur la tête un beau soir de septembre. À quatorze heures le ciel est d’un bleu d’azur seulement strié par les trainées blanches des avions qui circulent à haute altitude. Puis une brise se lève, légère au début pour forcir de plus en plus. Avec elle, de gros moutons noirs s’approchent et toutes les deux, nous quittons nos transats sur la tersasse pour la maison. Le premier éclair éclate et je la sens tout aussi tendue que moi. Les orages ici sont parfois d’une violence rare. Nous nous sommes toutes les deux repliées sur le canapé du salon et les gouttes d’eau qui commencent à se déverser sur les alentours renforcent le boucan fait par le jeu de quilles céleste. Je n’ai pas jugé bon de passer un vêtement autre que mon maillot de bain. Elle non plus et nous sommes toutes deux à demi nues. Puis je m’aperçois que son livre est resté sur la balancelle et qu’il risque de prendre la pluie. Je file donc rechercher le bouquin oublié. Elle me suit du regard, alors que sous un vrai déluge, je parcours les quelque quinze mètres qui me séparent de l’escarpolette. Je l’entends qui rit à gorge déployée, mais le fracas d’un nouveau coup de tonnerre la fait se taire, ou du moins ne me permet-il plus de le percevoir le son de sa voix. Instantanément je suis dégoulinante de cette ...
     flotte qui m’inonde de partout. Une submersion totale qui me suffoque, me coupe littéralement la respiration et je refais en sens inverse le pourtant si court chemin. Je suis trempée de la tête au pied, mais son roman n’a visiblement pas souffert. — Retire-moi tout ça avant d’attraper la mort ! Je vais chercher une serviette à la salle de bains. —  ! Je suis tellement surprise par la fraicheur de la pluie que je n’arrive plus à articuler correctement, et que ma respiration a bien du mal à revenir à la normale. Et j’en suis encore à essayer de dégrafer mon haut de maillot qu’elle me frictionne les tifs de son drap en éponge. Puis me voyant gauche et maladroite, elle fait glisser elle-même sur mes cuisses la culotte bonne à tordre. Elle souffle presque aussi fort que moi. Et puis de ma caboche en passant par mes épaules, elle continue de sécher, mon corps. Mais les gestes se font plus doux, plis insistants sur le bas de mon dos. Je ne comprends pas très bien ce qui lui arrive. Mais je perçois sur ma peau son souffle un peu court. Je ne la vois pas vraiment puisqu’elle se trouve derrière moi, avec dans les mains sa serviette. Sans trop savoir pourquoi, je me retourne et cette fois elle me fait face. Dans ses yeux, je lis comme une sorte de lueur. Elle se tait, moi aussi, mais j’adore qu’elle me pomponne de la sorte. Elle s’occupe maintenant de mes seins, avec une certaine délicatesse. La douceur dont elle fait preuve m’incite à rester les lèvres closes et mes paupières aussi se ...
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