1. Bergen (4)


    datte: 02/02/2019, Catégories: Gay, Auteur: Naïa,

    Il descendit comme d’habitude, dans son short de bain classique, passa devant moi comme di de rien n’était, et se baigna comme s’il n’avait rien remarqué. A croire qu’à force de me voir en petite tenue ça ne lui faisait plus rien. J’étais presque vexé. Je faisais toujours semblant de dormir et, la tête tourné vers les fenêtres de la « pool house » m’aperçut en ouvrant les yeux un instant que je pouvais voir son reflet dans les vitres. Ce que je voyais était tout à fait intéressant. Non seulement ma silhouette alanguie sur le transat attirait son regard, mais elle semblait le captiver au plus haut point. Je pouvais voir sa tête se tourner lentement pour suivre la ligne de mon dos, la courbe de mes fesses et glisser le long de mes jambes. Je sentis mon sexe gonfler d’avantage. S’il voyait ça peut-être que tout serait gâché, il redeviendrait timide en un instant, incapable de rien, ni une caresse ni un baiser. Bon, on verrait bien, aprés tout moi aussi j’avais le droit d’être maladroit. Je me tournais lentement sur le coté, m’appuyais sur un coude en lui tournant le dos. Je m’assis au bord du transat, croisant les jambes pour masquer mon érection, et tendis la main vers la table basse. L’air de rien je pivotais pour lui faire face, en me servant un verre pour faire diversion. Je portais le verre à mes lèvres en regardant dans sa direction. Je vis ses yeux braqués sur moi, il me fixait, immobile, parce qu’il était choqué ? Qu’il me trouvait ridicule ? Ou parce qu’il avait envie ...
    de moi ? J’en aurais le coeur net. Assez de comédie, c’est l’été. Et puis qu’allait il faire ? Dire à Anders et Tove, « vous savez Benajamin aime les garçons » ? Si je ne l’attirais pas, il n’aurait qu’à me repousser, mais si me voir à demi nu depuis dix jours ne l’avait pas dérangé outre mesure, un peu plus un peu moins . Je décroisais lentement les jambes afin qu’il puisse constater l’effet qu’il me faisait. Il ne fit pas un geste mais ses yeux semblèrent s’agrandir. Pourtant je n’étais pas encore tout à fait rassuré. Je vidais lentement mon verre en regardant ailleurs, écartais les cuisses et me passais la main dans les cheveux. Autant l’allumer pour de bon, si ça ratait au moins il aurait eu droit à un beau spectacle du genre. Je me servis un autre verre, reposais la carafe, et me levais en buvant une gorgée. Je me tournais légèrement sur le coté. De profil, aucun doute, je bandais comme jamais. Mon sexe moulé dans la maille blanche se dressait quasiment à la verticale. Bjorn, évidemment, n’en perdait pas une miette. Mais j’étais si peu sur de moi, que je n’attendais pas d’approbation de sa part. Je préférais me laisser porter par l’enchainement de gestes langoureux. L’appréhension me donnait soif, et boire un verre me faisait pousser un soupir ; pour l’accompagner je passais une main dans mes cheveux ; je sentais le vent léger sur mes cuisses, il me donnait alors envie de me déshabiller, et l’eau de la piscine le désir d’y plonger pour enlacer Bjorn. Je tournais encore un ...
«12»