1. Avec ascenseur


    Datte: 10/02/2019, Catégories: fh, fplusag, voisins, piscine, entreseins, Oral pénétratio, confession,

    Au début de notre installation, je craignais un peu ! Mais l’appartement est vraiment bien, avec un loyer plus que raisonnable. On l’a loué directement au propriétaire. Comme on était un peu juste, surtout avec les frais d’installation, ils ont été plus que conciliants en nous proposant un an moins cher, à charge pour nous de le rénover un peu. Manifestement ils nous voulaient comme locataires. C’est vrai que Lise et moi, on fait « respectable » malgré notre jeunesse. Enfin, jeunesse de vingt-cinq années maintenant. Ce qui provoquait mon inquiétude, c’est que les propriétaires habitent dans le même immeuble, sur le même palier que nous, au dernier étage, étage dont ils occupent la plus grande partie. On avait peur d’être « sous surveillance ». Mais non. Ils sont charmants. Ce sont des retraités. Je ne saurais leur donner un âge, mais Lise, ma copine, a vu sur le bail que lui est né en 1951. Il ne les fait pas du tout. Comme on dit, il « porte beau », bien droit, toujours bien habillé, bien coiffé. Quant à elle, aussi grande que lui, elle a une prestance que beaucoup des filles de notre génération n’ont pas. Je suis travailleur indépendant et, à part des visites à mes clients, je travaille chez moi. L’immeuble, entre autres avantage, est « fibré », ce qui est un atout précieux pour mes échanges de gros fichiers. Tout cela pour vous dire que je suis souvent chez moi et que petit à petit je peux identifier les va-et-vient de mes voisins. Lui, régulièrement, sur le coup des 14 ...
     heures, quitte l’immeuble. J’imagine qu’il va retrouver des amis. Elle part de son côté, parfois seule ou avec lui, ou reste à la maison. Bref, le bruit de la porte de l’ascenseur, de l’ouverture de la porte de mes propriétaires rythment mon travail. Hier, partant pour un rendez-vous, je croise un homme qui arrive justement à mon étage. Je le salue. Lui aussi. Le temps que la porte se referme, que l’ascenseur descende, je le vois se diriger vers mes voisins. Il sonne et aussitôt la voisine ouvre comme si elle l’attendait. — Entre, mon chéri, ai-je le temps d’entendre, avant que la mécanique vieillotte ne s’enclenche. Tiens je ne savais pas que mes voisins avaient un enfant. Non, plutôt un petit-fils, car il doit être de ma génération. La vie est parfois pleine de coïncidences, car, trois heures plus tard, rentrant de mon rendez-vous, je trouve mon voisin qui revient aussi. On échange quelques mots, sur la météo, le printemps qui est en avance et au moment de nous quitter, je lance : — Tout à l’heure j’ai croisé votre petit-fils qui allait chez vous. C’est un bel homme. Vous devez être fier.— Mon petit-fils ? J’ai dû me tromper, aussi j’ajoute : — Votre fils, peut-être ? Il est devant sa porte. Il se retourne et m’assène : — Nous n’avons pas d’enfants et encore moins de petits-enfants. Bonsoir. Le ton est sec. Je vois bien que j’ai fait un impair. J’ai dû raviver une plaie ancienne. Je vais m’excuser, mais il a déjà ouvert la porte. Déjà je l’entends appeler : — Martine ?— Oui, ...
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