1. Mésaventures dans les bois (1)


    Datte: 12/03/2019, Catégories: Hétéro Auteur: Nova4,

    Inès avait le permis depuis seulement quelques mois. Après avoir économisé pendant des mois sur son petit salaire d’étudiante, elle avait pu s’offrir le précieux sésame pour son vingt-troisième anniversaire ("il était temps" avait dit son père). Elle était une conductrice prudente, et c’est pourquoi elle avait pris le volant tôt dans l’après-midi du mois de janvier, afin d’arriver chez ses parents avant que la nuit tombe. Ils vivaient dans une région isolée et mal desservie, et Inès appréciait peu de conduire dans l’obscurité. Cependant, alors que l’après-midi tirait sur sa fin, sa petite voiture se mis à cahoter sur la petite route de campagne. Inès s’agaça, après tout il ne restait qu’une vingtaine de kilomètres à faire ! Malgré toute sa bonne volonté, une fumée épaisse se mit à cracher du capot, et dans un dernier sursaut, la voiture cala pour ne plus redémarrer. Inès avisa son portable. Aucun réseau, évidemment. Elle sortit de la voiture : vêtue de son tailleur noir élégant (tenue obligatoire quand on travaille en bijouterie !), et perchée sur ses stilettos de dix centimètres, elle n’était pas vêtue pour randonner dans les bois. De plus, la nuit commençait à tomber. Elle se saisit de son sac à main, et claqua la portière. Qu’à cela ne tienne, elle allait marcher. Elle finirait bien par tomber sur un autre véhicule, ou une habitation d’où elle pourrait passer un coup de fil. Inès marcha jusqu’à la nuit tombée. Au moment où elle commençait à perdre espoir, une vieille ...
     bâtisse se dressa hors du bois. Il s’agissait d’un vieux corps de ferme, mais les lumières étaient allumées. Soulagée, Inès pénétra dans la cour, en tentant de garder l’équilibre tout perchée qu’elle était afin de ne pas tomber dans la boue. "Qui va là ?" gronda soudain une voix. Inès sursauta : un vieil homme, le fusil à la main, la toisait depuis l’entrée de la grange. "Pardonnez-moi, Monsieur, je m’appelle Inès, ma voiture est en panne à quelques kilomètres, et j’aurais voulu utiliser votre téléphone pour prévenir une dépanneuse..." dit Inès, maîtrisant les tremblements dans sa voix (elle n’était pas vraiment habituée à être menacée d’une arme !). Le vieux semblait hésiter. Il la toisait de la tête aux pieds, ce qui commençait à mettre la jeune femme mal à l’aise. Puis, il baissa son arme et lui fit signe d’entrer de la tête. Rassurée, Inès s’engouffra dans la bâtisse au moment où les premières gouttes de pluie froides glissaient dans son décolleté. Le vieil homme posa son fusil contre le mur près du porte-manteau (antique), et l’invita de la main à ôter son blazer, et Inès s’exécuta : il faisait bon dans le salon de la ferme, un feu crépitait dans la cheminée. Enfin à l’abri, Inès commençait à se détendre. "Merci beaucoup, Monsieur. Je ne vous dérangerai pas longtemps, je veux juste passer un coup de fil" dit-elle en souriant. "Y a pas le feu", répondit le vieux, d’un ton claquant, "Vous allez bien vous assoir un peu non ? Elle a pas marché tout ce temps avec ses petites ...
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