1. Maya, stagiaire éméchée (1)


    Datte: 13/03/2019, Catégories: Hétéro

    Inspiré, de loin, de quelques faits réels. — Comme tous les ans, à l’approche de Noël, la boîte pour laquelle je travaille organise une soirée pour fêter la fin de l’année. Comme tous les ans, le patron a loué une salle, toujours la même, heureusement pas bien loin de chez moi. Comme tous les ans, tous mes collègues, sans la moindre exception, sont invités. Comme tous les ans, et malgré quelques collègues sympathiques que j’aime bien voir hors travail, j’y vais en traînant un peu les pieds, principalement pour faire bonne figure. Vers 21h, je pars de chez moi en saluant mon chat, et en lui promettant de ne pas rentrer trop tard. Je sais d’avance comment cela va se dérouler. Je vais y aller, boire quelques bières parce que ce sera open bar, mais au bout de deux ou trois heures, je finirai par m’ennuyer et je rentrerai, presque trop sobre. Je le sais, tous les ans c’est la même chose. A 21h20, je suis à l’entrée de la salle. De la rue, j’entends du bruit, de la musique assez forte. Je me dis, le temps d’une seconde, que cette année sera peut-être plus intéressante, plus mouvementée, mais une fois à l’intérieur, c’est la même déception que d’habitude. Il n’y a que quatre ou cinq personnes, toutes agglutinées autour du buffet. Pendant près de vingt minutes, je parle avec une fille de la compta dont je ne connais même pas le prénom. Ses histoires, pas intéressantes, me laissent le temps de siffler deux bières. Puis j’aperçois José, du service marketing, arriver avec ses deux ...
     stagiaires, deux gamines d’à peine vingt ans qui font je ne sais trop quel BTS ou IUT. Plutôt jolies, et qui pourraient être sympas si jamais je leur avais déjà adressé la parole. Catherine, ou Chrystelle... enfin la fille de la compta, continue de me parler, alors que mon intérêt est concentré sur José qui sert des cocktails à ses stagiaires. 50% d’alcool et 50% de soft. Si ces filles savent aussi bien boire que José ne sait faire les cocktails, alors la soirée risque d’être plus catastrophique encore que je ne l’imaginais. 22h30. Gabin et Damien, qui bossent avec moi, arrivent enfin. Eux étaient à un apéro avant, et ont un train d’avance sur moi. Ils en sont au stade où ils se demandent comment ils choperont de la drogue ce soir. Je me rattrape alors sur la bouteille de Gin, qui me fait de l’œil depuis le début de la soirée. J’attends que Maya, l’une des stagiaires de José, ait fini, pour pouvoir enfin me servir de mon poison favori. Maya reste à côté de moi. Elle me dévisage. Je ne sais pas combien de verres José lui a servi, mais je la sens qui titube déjà. Elle n’arrête pas de me fixer en souriant, c’est stressant. _ Tout va bien ? lui demandé-je pour briser ce silence insupportable. _ Oui. Ça va et toi ? Sa voix est carrément mal assurée, la pauvre fille est sur le point d’être sacrément ivre. _ Tu sais, continue-t-elle, moi je suis open, hein. Je la regarde d’un air surpris. Peut-être est-ce la musique, peut-être que j’ai mal entendu. _ Je suis open, hein, me répète-t-elle ...
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