1. Sena ou l'éloge de la soumission


    Datte: 15/03/2019, Catégories: BDSM / Fétichisme, BDSM / Fétichisme, Première fois

    Je l’avais rencontrée lorsque j’étais encore gamin, 9 ans au maximum et, aussi loin que je puisse me souvenir, elle m’avait toujours fasciné. Son prénom Sena m’avait directement conquis. Nous fréquentions la même école. Je la voyais gambader dans la cours, sure d’elle et joyeuse. Moi, retiré et invisible, avec cette impression de voir le monde de l’extérieur, de le juger comme si je ne m’y trouvais pas. Enfin en tout cas c’est de cette manière que je le percevais. C’est avec les années que je me suis rendu compte que j’étais simplement enfoncé dans les limbes d’une timidité maladive, n’osant soutenir le regard de personne, craignant le moindre des challenges que les adolescents adorent se lancer…Bref, je l’observais, comme agenouillé derrière une porte, la regardant fleurir et s’épanouir. Les années passèrent jusqu’à l’adolescence et les premiers émois sexuelles. Nous avions maintenant 15 ans. Sena avait grandi, enfin pas tant que ça. Elle a toujours eu un physique plutôt menu. Mais son aura sexuelle avait pris de l’ampleur. Et son effet sur les garçons étaient puissants. Les plus téméraires d’entre eux la charmaient et souvent je la voyais un embrasser un un matin, puis un autre le lendemain, voire même 2 durant la même pause. Ma jalousie me rongeait autant que la haine que j’éprouvais vis-à-vis de moi-même et de cette fichue timidité. Les années passèrent, nous nous perdîmes de vue. Entre temps, d’autres filles marquèrent mon esprit de leur présence qui me paraît d’une ...
     importance capitale le vendredi et totalement superflue le lundi suivant. Les montagnes russes émotionnelles de l’adolescente ne sont pas toujours quelque chose de facile à négocier.A 25 ans, Sena réapparu dans ma vie. Nous nous croisions par hasard lors d’un festival de musique. J’étais toujours un grand timide mais les années et les coups durs de la vie m’avaient renforcé quelque peu… Enfin tout du moins suffisamment pour aller lui parler. L’alcool aidant peut être, nous nous sommes bien amusés. Elle souffrait car elle venait de rompre avec son petit ami. Du coup, par opportunisme, je lui demandais si elle avait besoin d’un câlin. Nous ne fîmes rien d’autres que rire, boire, se souvenir du passé ce soir-là. Je lui fis une accolade chaleureuse au moment de nous quitter, et nous nous promîmes que nous remettrions cela dans les plus brefs délais. Une grande soirée pour moi avec malgré tout, la pensée insistante que j’avais été ennuyeux et qu’elle ne désirerait surement pas me revoir.Pourtant deux jours après, Sena me recontactait, me disant que la soirée que nous avions passée l’avait enchantée et que le câlin que je lui avais prudemment prodigué l’avait beaucoup aidé. Elle désirait remettre cela dans les plus brefs délais. Nous nous vîmes le soir même. Nous partageâmes beaucoup sur nos vies respectives, et j’appris qu’elle avait beaucoup souffert, de son père, de sa mère, des jugements que les gens portent les uns sur les autres, particulièrement lorsque l’on vient d’un petit ...
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