1. COLLECTION HISTOIRE COURTE. Les mûres (1/1)


    Datte: 26/03/2019, Catégories: Entre-nous, Hétéro

    • Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas. C’est la chanson que je chante à tue-tête au bord de la forêt où je suis venue ramasser des mûres pour en faire des confitures. Il y a deux ans, que je viens ici en me promenant, en ramasser pour faire des confitures de mûres pour mes enfants. J’ai trente-quatre ans, blonde aux yeux bleus et pourtant seuls avec mes deux enfants, j’étais heureuse dans notre maison à environ deux kilomètres d’ici, quand Nicolas celui qui m’avait eu vierge s’est tiré avec une Péruvienne. Il m’a laissé avec Raoul et enceinte d’Hugo, depuis mon avocat m’a obtenu le divorce pour abandons du domicile conjugal, mais bien sûr avec seulement les aides de l'État. Cela fait deux ans que je tire la ficelle pour vivre et ces confitures de mûres vont remplacer la pâte à tartiner. J’en fais même avec les petites reines-claudes de notre jardin et les cerises au printemps, j’en fais assez pour en donner une grande partie à un producteur de miel, Pépé comme je l’appelle allant les vendre au marché. Pépé est content de notre collaboration, car son chiffre d’affaires sur la vente de son miel à augmenté de plus de 20 % depuis qu’il propose mes produits, grâce à cela, il ne me prend aucune commission. Tant bien que mal, avec les quelques ménages que je fais, à la pharmacie, chez mémé Madeleine, j’élève mes enfants aidés par ma mère chez qui ils vivent la plupart du temps, car pour exemple, la pharmacie, je vais faire le ménage à 6 heures du matin. ...
     C’est le cas ce dimanche matin, ou profitant du beau temps, je suis parti en chantant, espérant comme les années passées, qu’aucune personne n’est venue ramasser une partie de mon revenu annuel. Ouf, c’est mon jour de chance, il y en a tellement que je vais pouvoir faire le double de bocaux que l’an passé. J’ai déjà fait les trois-quarts de la cueillette en chantant cette comptine, sans penser que c’est parce que j’ai un peu peur au bord de ce bois. C’est à ce moment que j’entends du bruit derrière les ronces, tellement épaisses que je ne voyais pas qui se déplaçait, j’entends des jurons, me rassurant, j’ai surtout peur des sangliers qui pullule dans notre secteur, malgré les chasseurs, les agriculteurs se plaignent des dégâts qu’ils font surtout dans leurs champs de maïs. • Merde, ça fait chier, je suis tout égratigné, excuse-moi Véronique, je ne t’avais pas vu, comme un con, j’ai vu que j’étais derrière le chemin et j’ai voulu sortir au plus court. J’espère que je ne t’ai pas fait peur, j’étais venu trouver des trompettes de la mort après l’orage d’il y a deux jours, regarde, j’en ai rempli deux paniers, par-derrière cette haie de ronces où tu cueilles tes mûres, il y en a encore trois fois plus. • Vas-tu revenir les ramasser, Adrien ? • Non, j’en ai assez pour les faire sécher et me faire des omelettes dans ma chambre toute l’année. • C’est vrai que tu es logé par ton patron au-dessus du garage, tu te prépares à manger. J’étais cliente au garage du temps où je vivais avec ...
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