1. La conquête


    datte: 20/04/2017, Catégories: fh, hplusag, extracon, inconnu, magasin, collection, Oral, pénétratio, Auteur: Lamoureux, Source: Revebebe

    Il avait aimé la vision de ses jambes gainées de noir, assez longues, assez fines, avec ce galbe renforcé par des chaussures à talons. Elle devait mesurer 1,70 m. Son allure était élégante. Elle restait une femme quelconque, et pourtant il l’avait suivie. Parce qu’elle lui plaisait, parce qu’elle était commune. Il n’avait pas insisté sur son visage, ne s’était pas suffisamment approché pour cela. Elle avait une chevelure courte, assez libre. Elle était dans la trentaine, peut-être un peu plus. Une jupe ample qui tombait juste au-dessus du genou. Et puis les jambes qu’il avait fixées. Pour ce joli mollet, pour cette démarche gracieuse non dénuée d’une recherche de séduction. Pourtant il était seul à s’en apercevoir, seul à la regarder évoluer. Cela faisait quelque temps qu’il la suivait, et il lui avait semblé qu’elle était transparente. Le terrain était favorable : elle était probablement en couple, idéalement délaissée, ni vulgaire, ni laide. Ce qu’il exécrait, bien sûr. Et personne dans un environnement proche pour la séduire. Pas d’amant, pas le genre. Trop simple, trop quelconque. Pas sexy, surtout pas. Surtout éviter une femme qui se fait belle et sensuelle pour un autre, ou bien même pour croquer les hommes. Non. Celle-la était comme il les aimait. Son terrain de jeu favori. Depuis quinze-vingt minutes il l’avait donc suivie discrètement tandis qu’elle parcourait les allées de ce centre commercial affublée d’un chariot. Et cet élément était un vrai plus. Cela ... renforçait bien sûr sa conviction qu’il était face à une ménagère. Et puis lors de l’attaque, rien de plus difficile que de filer avec un chariot. Il pourrait donc attaquer sa proie sans fuite possible. Il s’approcha. Il l’avait laissée passer une boutique très mode, puis ensuite une enseigne de sous-vêtements ; après s’être intéressée quelque temps à la devanture d’un chausseur italien, elle se dirigeait maintenant vers un café. Maintenant. — Bonjour. Elle se retourna. Le dévisagea. N’eut pas le temps de répondre. — Je vous offre un café ? Voilà. 1-0. Elle allait forcément lui répondre. Ce court instant lui avait permis de la photographier instinctivement. Il avait noté qu’elle avait un regard assez clair, entre le bleu et le vert. Son visage était fin. Les lèvres étaient suffisamment pulpeuses pour ne pas lui donner un air revêche de vieille institutrice. Bon point. Sans pour autant rajouter de sensualité. Son petit nez retroussé, ses oreilles finement ourlées finissaient de dépeindre le portrait d’une femme pas encore mûre, mais qu’il ne pouvait plus qualifier de jeune. Finalement, elle avait dû séduire facilement les garçons dix ou quinze ans auparavant. Était-ce sa vie qui l’avait fanée prématurément ? Qui lui avait enlevé cette sensualité brute qu’ont les jeunes femmes pleines de la certitude que leur vie sera belle ? L’ennui du quotidien se lisait dans ce regard qui ne pétillait pas, ou plus. Alors forcément il était l’aventure. En tout cas, c’était ainsi qu’il se présentait à ...
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