1. SHANA (42)


    datte: 04/05/2017, Catégories: Trash, Auteur: adèleH, Source: Xstory

    L’acceptation de tout ce qui est, de tout ce qui se passe en nous et autour de nous, est le plus haut sommet de la méditation. Chloé de Montsur Combien d’heures s’étaient écoulées depuis que j’avais perdu connaissance ? Les yeux fermés, je m'enivrais encore des offenses que j’avais endurées et savourais celles que, bientôt, j’allais subir ! Jamais je n’avais été torturée si cruellement par les amis d’Eric. La froideur avec laquelle Sakis m’avait pincé les tétons et le clitoris me laissait plus guère de doute sur la nature de l'esclavage qui m’attendait. Ce satyre n’hésiterait pas une seule seconde à outrepasser les rives de ma tolérance pour satisfaire son sadisme. Dieu seul sait par quel sortilège je me réveillais dans un lit si différent de celui de la veille. Pourtant, les murs et les baies vitrées étaient bien ceux de la chambre bleue. . Le plafond avait été remplacé par un gigantesque miroir qui allait me permettre de faire le bilan des dégâts, en position horizontale, quand j’aurai un peu récupéré. Des mousquetons pendaient un peu partout et renvoyaient comme une menace les rayons du soleil levant. Les caméras aussi avaient été repositionnées. Il y en avait partout comme sur un plateau de tournage. La grande peinture coquine avait laissé sa place à un bahut. Ouf ! Ma garde-robe avait refusé d’accompagner les déménageurs. Eric et sa conduite inexcusable étaient les seuls coupables. Malgré cela, il hantait toujours mes pensées. Il savait pourtant mieux que personne que, ...
    lorsque je suis émoustillée, je suis capable de faire de grosses bêtises. Dans quel but machiavélique avait-il si facilement accepté de me laisser seule à la merci de ce ramassis de dépravés ? Avant de me vendre, Eric avait fait le vide autour de moi et je n'avais plus aucune relation à contacter. Mes cousins et cousines m'avaient rayée de leur vie quand papa et maman avaient disparu. Les seules relations qui me restaient désormais, ne s’intéressaient à moi que pour m’abuser sexuellement. Sur l’écran, défilait en boucle mon serment d’allégeance. En sous-titre, le prix que 1062 personnes avaient déboursé pour mon acquisition et dans le coin supérieur, le nombre de spectateurs branchés sur la retransmission en direct et qui oscillait entre 950 et 970. Je sentais leurs yeux qui reluquaient mes jambes, supputaient mon angoisse et se repaissaient à l'avance de mon martyre. Cette prise de pouvoir collégiale de mon destin m’inondait d'un désir suffocant. Leur paiement anticipatif leur donnait toute légitimité pour se livrer sans arrière-pensées à leurs immondes pulsions sadiques. Tous ces regards fixés sur son corps me remplissaient à la fois de honte et d'une indéfinissable fierté. Je me sentais complètement vidée. J’aurai du être calmée pour dix ans. Pourtant, le feu allumé dans mon être me tourmentait toujours, refusant obstinément de s'éteindre. Une phrase que Sakis avait prononcée lors de notre première rencontre, résumait à elle seule toute la situation. « Pour interpréter une ...
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