1. Premiers pas


    datte: 02/11/2016, Catégories: fh, couleurs, voisins, amour, trans, facial, Oral, Oral, hdanus, hsodo, init, Transexuels, Auteur: Gidu92, Source: Revebebe

    Et voilà j’étais seul. Non pas que j’avais peur de cette solitude, mais elle était étrange. Comme quand on m’a enlevé les roues à l’arrière du vélo, ou bien, plus récemment, quand j’ai eu mon permis et ai commencé à conduire sans moniteur à côté de moi. Même si on s’estime prêt, on n’a pas encore tous les réflexes qui vont avec. Je passais d’un extrême à l’autre. De la belle vie chez papa et maman à la vie en solo. De la maison en périphérie à l’appart plein centre sans double vitrage. Heureusement je n’étais pas dans une des rues les plus bruyantes de la capitale, mais tout de même. Le soir, je pouvais partager la vie des noctambules parisiens, lors de mes insomnies. Il faut dire que j’avais la chance d’exercer un métier qui me laissait pas mal de temps à travailler chez moi, ce qui me permettait de vivre à mon rythme, sans qu’on ne m’impose quoi que ce soit. Et mon rythme, c’est parfois de rester sur un ordinateur jusqu’au milieu de la nuit, sans voir l’heure passer, avant de me décider enfin à me coucher, en regrettant d’avoir attendu si tard, et en me promettant que « demain, je me couche tôt ! ». J’ai aussi découvert à cette occasion que le linge et la vaisselle ne se lavent pas tout seuls, et que le dîner a besoin d’aide pour arriver dans l’assiette. En clair, je passais de la vie d’assisté à une vie de jeune adulte seul, désespérément seul. Vivre dans un immeuble, c’était entendre chacun des mouvements de l’ascenseur qui était collé à mon salon, savoir exactement à ... quelle heure rentrait la petite vieille en face de chez moi, entendre l’heure à laquelle se lavait le voisin du dessus, bref plus aucune intimité. Cela me dérangeait un peu, moi qui aime généralement me montrer discret, donc j’évitais autant que faire se peut de faire le moindre bruit audible après 20 h, histoire d’être sûr que personne ne m’entende. Les premières semaines ont été compliquées. Comme je suis assez timide, je n’avais pas osé aller me présenter aux voisins. L’âge moyen dans l’immeuble étant assez élevé (disons que ce n’était pas vraiment un immeuble étudiant, ce qui me convenait assez, finalement), ils avaient une fâcheuse tendance à me regarder bizarrement, comme si j’étais d’office une nuisance pour eux. Ce qui m’incitait en fait encore moins, à aller les rencontrer. Dans les escaliers, j’ai quand même croisé de temps en temps, quelques regards un peu plus accueillants et aimables que ces vieux visages tristes. Ainsi, j’essayais de localiser où habitaient ces chauds « bonjours » afin d’aller me présenter à eux, pour la simple raison que je préfère toujours savoir qui je salue. Ainsi, ma première séance de présentations m’amena au rez-de-chaussée, dans les chambres de bonne dont disposait l’immeuble. J’étais assez stressé, et avais du mal à respirer. Derrière la porte blindée bleue se trouvait une femme noire d’une trentaine d’années, assez grande. Elle n’était pas particulièrement belle, mais elle avait ce je-ne-sais-quoi qui me stressait pas mal. Du coup, devant ...
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