1. Écoeurement détaché


    datte: 07/06/2017, Catégories: fh, fhh, Collègues / Travail, jalousie, Oral, pénétratio, Auteur: Collectif Antilogies, Source: Revebebe

    La collection « Antilogies » regroupe des textes courts (si possible entre 1500 et 7500 signes) mis en ligne sur le forum de Revebebe pendant le mois qui suit une proposition de sujet « antilogique » par un des membres. Tous les lecteurs peuvent avoir accès au forum : Concours et jeux d’écritures ; Antilogies et autres jeux (ré) créatifs - les textes ou Antilogies - les discussions. D’abord, trois litres d’eau à température ambiante, puis un litre d’eau bouillante. Ça devrait donner quatre litres d’eau tiède à 40 degrés, calcule Sabine, fouillant méthodiquement le placard sous l’évier. Et c’est la dose exacte pour une cuillerée. Il ne restera plus qu’à poireauter une heure. Le temps de se doucher et ranger le salon pour que tout soit parfait au retour des parents. Elle se dit, sous la douche, qu’elle n’en a rien à faire. Pourtant, ça la dégoûte. Elle se doutait bien, vu l’allure du lascar, que ça ne durerait pas jusqu’au jugement dernier, mais tout de même, elle ne s’attendait pas à ça. C’est pratiquement comique. Cependant, chaque fois qu’elle veut rire, sa gorge se noue et d’amers souvenirs lui lèvent l’estomac, portant larmes à ses yeux. Ça n’en vaut pas la peine, se répète Sabine en attrapant le shampooing. Il n’y a aucune honte à éprouver. Elle n’a fait qu’obéir à ses propres désirs. Les ordres du garçon, c’était pour le décor, la mascarade. Comme elle ses bijoux, son rouge à lèvre feu et sa robe moulante. Une expérience partagée, charnelle, ludique, grotesque et ... immonde. À hurler de rire. À hurler de désir. À vomir. À peine un peu trop loin. Si seulement le garçon s’était montré, disons moins enthousiaste, elle aurait certainement mieux géré. Elle appréciait, à l’évidence. C’était sexy. Elle voulait découvrir, ce soir, le goût du sperme. Le regard de ce con la faisait fondre à genoux. Même quand il l’a saisie fermement par les couettes, elle a laissé le gland coulisser dans sa gorge, réprimant stoïquement de violents haut-le-cœur sans jamais ramener ses mains sur le devant. Mais quand il a juté en enfonçant sa queue, Sabine a senti son ventre se révulser. À chaque soubresaut, de nouvelles lampées lui engluaient la glotte, puis le gland bien glissant poussait tout vers le fond avant d’en rajouter. Sabine ne s’était même pas déshabillée. Accroupie, bien coincée contre un angle du mur, elle laissait cette verge entre ses lèvres s’enfoncer jusqu’aux burnes qu’elle léchait par dessous en étirant la langue. Et elle bavait sa nausée, sans ménager sa robe. Sa belle robe blanche. La robe de sa mère. Quelle idée, d’emprunter – bien sûr, sans rien en dire – la robe préférée de sa chère maman pour une soirée torride ! À la troisième gorgée, Sabine a tout gerbé, cul par terre, bite en bouche. Elle en avait partout. C’est tout ce qu’elle déplore. Elle se dit qu’en gardant soigneusement ses distances, ce qui est écœurant peut devenir tentant. Elle a juste besoin de trouver l’équilibre. Et quand elle y repense, ses mains s’égarent suivant ses courbes ...
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