1. Un dimanche d'aéroport


    datte: 12/06/2017, Catégories: fhh, Collègues / Travail, uniforme, ascenseur, douche, double, Auteur: Grafenberg, Source: Revebebe

    La journée avait pourtant plutôt mal commencé. Déjà parce que c’était un dimanche et je n’aime pas travailler le dimanche. De plus, il faisait un temps gris, pluvieux, qui contribuait bien à aplatir un peu plus mon humeur ; et pour couronner le tout, j’avais constaté à ma prise de service que le chef d’équipe du jour était l’individu le plus antipathique et le plus pénible de toute notre brigade. Je me résignais tout de suite à passer une journée interminablement ennuyeuse, quand j’eus la consolation de voir arriver un peu en retard mon pote Cédric, passablement essoufflé. Aussitôt il me vit et son œil se mit à briller d’une lueur qui m’était désormais familière : il en était toujours ainsi lorsqu’il flairait « un bon coup » ou préparait « un bon plan ». Il me fit un rapide clin d’œil mais me salua sans rien dire de plus que « Salut », alors que nous nous affairions tous dans le vestiaire de la brigade pour nous équiper. J’ouvris mon casier et sortis mon uniforme, je me déshabillai et enfilai mon pantalon bleu à bande rouge, ce pantalon inconfortable époque 70’ s qui tient chaud, moule immanquablement les fesses et le reste, puis je mis ma chemise. Depuis plusieurs semaines, j’étais vaguement intrigué par le fait que mes chemises successives dégageaient par moments une odeur étrange, légère mais déroutante, dont je ne parvenais pas à m’expliquer l’origine. Pourtant je portais un soin particulier à toutes mes chemises d’uniforme, régulièrement lavées, repassées, puis rangées ... dans mon casier. Ce dernier n’ayant plus la charnière qui permettait la pose d’un cadenas, il n’était jamais fermé à clé, aussi avais-je commencé par soupçonner qu’un collègue fainéant et sans-gêne se servait discrètement dans mon casier quand je n’étais pas de service, hypothèse hautement probable mais jamais confirmée. Bref, j’étais presque prêt, alors que les collègues avaient tous déjà quitté le vestiaire, quand Cédric vint me voir en se frottant les mains : — Je suis arrivé à la bourre parce que je suis passé avant par le terminal 7 saluer des potes. Et ils m’ont dit qu’il y a une grosse opération de contrôle chez eux aujourd’hui, toute la journée. Je ne voyais pas où il voulait en venir, aussi finis-je de lacer les superbes chaussures de ville noires généreusement fournies par l’administration et aussi agréables que des tongs en bois, tout en écoutant la suite. — Le problème c’est que, comme c’est dimanche, ils ne sont pas assez nombreux et il est prévu que ce soit notre équipe qui s’y colle avec eux.— Ah ? Je ne voyais toujours pas en quoi cette perspective pouvait l’emballer. Amusé par mon étonnement, il enchaîna : — Mais comme il faut qu’au minimum deux agents restent ici dans ce terminal, j’ai pensé à nous deux ! Imagine, nous deux peinards toute la journée, sans avoir l’autre truffe sur notre dos : le pied ! Bonne idée, je ne l’avais pas vue venir ; mais comment s’assurer que notre si gentil chef d’équipe nous désigne plutôt que les autres ? Je posai la question, ...
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