1. Dix-sept heures trente (12)


    datte: 18/06/2017, Catégories: Inceste, Auteur: Nkari, Source: Xstory

    CHAPITRE 12:00 C’est au début du mois de février que je pris finalement mon courage à deux mains. Je me rendis comme d’habitude au domicile de Charlotte et Thierry à dix-sept heures trente. Je frappai et attendis, anxieux. J’avais répété dans ma tête tout ce que je devais dire à ma sœur. Je m’étais imaginé mille fois la scène pour me préparer au mieux et éviter de lui céder. L’épreuve allait être difficile, mais je me devais de le faire. Charlotte m’ouvrit, le sourire aux lèvres, et se jeta sur moi pour m’embrasser. Je ne répondis pas à son baiser, restant stoïque. Elle fit un pas en arrière et me regarda, l’air inquiet. — Qu’est-ce qu’il se passe ? hésita-t-elle. — Je suis venu y mettre un terme. Je ne peux plus continuer. — Quoi ? Cela se passa plus calmement que je ne l’avais imaginé. Dans ma tête, la scène ne manquait pas de larmes et de cris, comme cela s’était passé avec Tatiana. Là, au contraire, Charlotte m’écouta exposer mes raisons. Je lui expliquai que notre relation ne me convenait pas. Je voulais quelque chose de vrai. Je ne voulais plus devoir me cacher pour voler quelques instants à un autre. Je lui expliquai que nous avions fait une bêtise et que nous n’aurions jamais dû nous lancer dans cette voie. Il était temps de mettre un terme afin que nous puissions chacun nous épanouir de notre côté. Je lui parlai de tout ça, mais j’omis de lui mentionner mon désir de retrouver Tatiana. Charlotte m’écouta attentivement. Une fois mon exposé fini, son regard était ... vide, comme éteint. J’attendis quelques secondes une réponse de sa part, mais elle s’obstina à garder le silence. Je venais de lui faire subir un choc. Jusqu’à maintenant, c’était plutôt elle qui avait tenté de mettre fin à notre relation, mais elle était à chaque fois revenue vers moi. Quant à moi, je n’y avais jamais été préparé. Ce jour-là, j’étais enfin prêt. Il était temps que cela s’arrête. — Charlotte, comprends-tu pourquoi cela doit se finir ? tentai-je pour la faire réagir. — Oui, répondit-elle doucement, l’air absent. — Très bien soupirai-je. Je ne voyais pas d’autres choses à dire, alors je me levai du canapé et me dirigeai vers la sortie, le cœur battant la chamade et les bras tremblants, quand soudain une voix plaintive me stoppa. — Non, ne pars pas. Reste avec moi. — Charlotte, il le faut. Nous nous faisons du mal à rester ensemble. Cela ne nous mènera nulle part. — Je m’en fous, j’ai besoin de toi. Reste auprès de moi, supplia-t-elle. Les larmes commencèrent à couler tout doucement. Son regard, toujours vide, laissait échapper de petites gouttes fines qui glissaient le long de ses joues pour finalement s’écraser sur sa chemise blanche. Cette vision m’humidifia les yeux. C’était plus dur que ce que je redoutais. J’avais envie de la prendre dans mes bras, de la cajoler, de lui promettre de rester toujours auprès d’elle et puis finalement l’embrasser. Je devais rester fort et ne pas céder une nouvelle fois. Elle allait souffrir, mais elle guérirait avec le temps. ...
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