1. JE SUIS UN THON (4)


    datte: 18/06/2017, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: CHRIS71, Source: Hds

    dès qu’un souvenir me vient, un autre le chasse. • Mon amour, on est là, Véronique revient. Il est bon de flotter sur un nuage de coton, si c’est cela la mort, j’aurais dû le faire plus tôt. Et que dire de mon cerveau qui s’est séparé de mon corps énorme et qui ne pèse rien. S’il suffisant de mourir pour perdre du poids, c’est plutôt que j’y serais allé. Lac, un éclair me traverse le cerveau. • Alice, elle se réveille, regarde ses paramètres s’améliore. Le lac, cette voix, je connais, ma vision est nulle, car je suis dans la nuit. • Véronique, c’est bien, tout va s’arranger. Véronique, moi c’est Gertrude. À oui, c’est un prénom que j’ai jeté à la poubelle et je me fais appeler Véronique par Wan, ma nouvelle amie. Je veux parler, mais je suis aussi muette qu’aveugle. • Évite de parler, le tubage que je t’ai faite pour que tu respires et l’opération pour sauver ton œil blessé par tes lunettes lorsque le mat t’a frappé t’empêche de voir clair. Repose-toi, je reviens tout à l’heure, s’il y a un problème Alice, tu m’appelles. Reste près de moi Wan, mon cerveau a fini par te reconnaître, mais mon corps revenu toujours aussi massif est à nouveau un problème. Dans les heures et les jours qui suivent, je récupère ma voix lorsque mon amour m’enlève le tube qui me permettait de respirer. Pour mes yeux, il me faudra encore huit jours avant qu’elle permette à mes yeux de voir de nouveau. Lorsque tout va mieux, elle m’explique ce qui m’est arrivé. • Lorsque le mât t’a frappé, tu as coulé ... à pic à l’aplomb du bateau. J’ai plongé laissant le bateau aller se fracasser sur les cailloux qui ferment l’entrée du port. J’ai essayé de nous remonter à la surface, mais nos deux corps étaient trop lourds pour moi. Je t’ai embrassé afin de te donner la dernière parcelle d’air présent dans mes poumons. Je nous ai sentis tirer vers le haut. C’était un pécheur de perche sur son bateau qui est venu à notre secours et nous a sauvés. Dès que les copains pompiers avec lesquels je travaille ma remise sur pied, je leur ai demandé de nous conduire à ma clinique et avec mes adjoints, nous t’avons opéré. Il est impossible de savoir à cent pour cent, mais je pense que tout ce que nous avons fait a réussi. Sache seulement que, lorsque je t’enlèverai tes pansements qui t’empêchent de voir, tu auras une jolie surprise. La perspective de la surprise me fait prendre mon mal en patience sans compter qu’elle est souvent seule avec moi et qu’elle électrise mon corps en m’embrassant dans des baisers interminables et des mains au centre de mes cuisses qui entrent de plus en plus profondément en moi. Depuis deux jours j’ai droit à sa petite chatte qu’elle vient déposer sur mes lèvres en montant sur le lit. Je retrouve nos jeux là où nous les avons laissés le jour de mon accident et je ris intérieurement si Alice mon infirmière entrait lorsque sa patronne se fait manger la chatte. Le grand jour est arrivé, Wan m’enlève les protections sur mes yeux. Tout est loupé, je vois des ombres dans un halo ...