1. La salope (2)


    datte: 18/06/2017, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    question ! En quoi cela vous regarde ? — Excusez-moi, je ne voulais pas être indiscret, simplement, vous ne souriez jamais. — Vous pensez vraiment qu'il y a de quoi rire tous les matins ici ? Vous avez tout de même lu, je présume, un ou deux de ces dossiers dont vous remplissez les chemises tous les jours. — Ben... oui et ce n'est pas très... encourageant, je vous l'accorde, mais en dehors de ce bureau, il existe tellement de choses plus... joyeuses. — Ah ! Bon ? Lesquelles par exemple ? — Que sais-je moi ? Tiens, aller boire un verre après le taf ! Diner au restaurant entre amis, enfin ce sel, ce piment qui font que la vie vaut la peine d'être vécue... — Belle philosophie Allan ! Mais vous oubliez de dire que l'existence c'est avant tout une histoire de confiance, les uns envers les autres et que lorsqu'une fois vous vous vous êtes ramassée et bien, il est difficile de ne pas être méfiante, ou plus exactement de croire encore en les autres. — ... ! Vous avez dû beaucoup avoir mal pour parler comme ça. — Bon oublions ça, voulez-vous. Je ne veux pas parler de ce genre de truc. — Comme vous voulez, mais... vous passez à côté de tellement de beaux moments... avec ce discours. Il venait de me scotcher là, avec son gobelet à la main et son air de petit bourgeois sorti tout droit du pressing. Dans ma tête ; dans mes tripes, quelque chose venait de s'éveiller et je ne savais pas vraiment quoi. Encore que... si je savais, mais comment endiguer ce flot d'envie qui remontait de ... partout en moi. Il avait une jolie voix, il était à cet instant presque... trop beau. Et fort malheureusement nous étions dans les locaux de notre entreprise. Alors je tentais de calmer cette fureur qui allumait le feu dans tout mon corps. Le reste de cette fin de journée au travail s'avérait être une sorte de calvaire pour moi. Ce ventre si, longtemps calme, se révélait envieux et gourmand. Il réclamait quelque chose que je ne pouvais lui donner. Enfin pas là, pas au bureau... puis quand le jeune revint pour me dire bonsoir et que d'une voix blanche il me parla, je perdis tous mes moyens. Je me sentais couler, fondre, comme si les clichés qui se bousculaient dans ma tête devenaient vivants. — Vous ne voudriez pas que nous allions diner tous les deux ? — Diner Allan ? Comment ça, diner tous les deux ? — Ben ! Oui, un petit restaurant sympa, ça n'engage à rien et puis nous pourrions nous découvrir des points communs hors du boulot. — ... Je ne sais pas trop ! — Laissez-vous tenter, une dinette en tête à tête. — Bof... et puis pourquoi pas après tout ! Et nous irions où ? — Je ne sais pas. Quels sont vos gouts en matière de cuisine ? — C'est variable, mais des chinoiseries me conviendraient bien ce soir... — Ce soir... c'est parfait ! On se retrouve devant la boite ici vers vingt heures ? — Je vous ai senti hésitant ! Ce soir c'est trop rapide pour vous ? Nous pouvons remettre à un autre soir si vous préférez. — Non, non, c'est que vous m'avez surpris par votre acquiescement soudain ...