1. Promenons-nous dans les bois...


    datte: 05/08/2017, Catégories: Entre-nous, Hétéro, Auteur: AmantDesSens, Source: Hds

    Je me remémore cet après-midi avec un plaisir nostalgique. Je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir écris plus tôt, avant que le temps n’ait commencé son oeuvre. Mais je pense avoir été suffisamment marqué pour ne pas avoir oublié certains détails J’ai pris du retard. Pourtant, depuis plusieurs jours, j’avais tout calculé : l’heure du départ, les affaires, le trajet, le temps de chercher un lieu, et enfin, la durée pour aller te chercher. Mais voilà, il y a toujours quelque chose pour venir contrarier les meilleurs plans. Les lacets de la route défilent. Je sais que je ne rattraperai pas le temps perdu. J’ai repéré sur une carte des lieux qui me paraissent propice à notre rendez-vous. Le premier est décevant : j’entrevois une tente, un fil à linge et des affaires éparses. Passons au suivant. Sur le trajet, un bois, puis un passage. Je stoppe sur le bas-côté et je m’approche. Un chemin se dessine au travers des branches. Je passe un talus. Mais la déception m’y attend : ce lieu en apparence si prometteur est parsemé de déchets incongrus. Je rebrousse chemin en pestant intérieurement. Je commence à douter au fur et à mesure que je compte les minutes qui nous séparent. Un peu plus loin, nouvelle déception : le terrain abrite des gens du voyage. Je persévère. Un jardin potager s’est perdu au détour d’une route. Juste avant, je devine un champ. Le lieu est idéalement dissimulé. Mais les hautes herbes l’ont envahi. Visiblement, je ne trouverai pas mon bonheur dans ce secteur. Le ... doute s’installe et l’heure avance. Je pars vers notre lieu de rencontre. Mais je ne perds pas mon objectif. Ma déception serait double si je devais t’apprendre que notre projet se voit vidé de son intérêt premier. Je reste vigilant et je guette. A une intersection, je repasse machinalement dans ma tête l’image du lieu et une route forestière attire mon attention. Je rebrousse chemin. Quelle surprise me réserve encore le sort qui semble s’acharner sur moi : une barrière, un chemin impraticable, une maison ? La route est carrossable. J’avance à pied. Sur la droite, un renforcement baigné d’une lumière douce qui perce le feuillage. D’ici, la route est invisible. Reboosté, j’enregistre les coordonnées dans le GPS et reprends la route, pressé de te retrouver. La possibilité d’un empêchement de ton côté m’effleure l’esprit. Je sais qu’il m’est difficile de te joindre autant que tu mets de temps à répondre parfois à mes inquiétudes, jusque-là injustifiées. J’arrive enfin sur le parking. J’avais aussi exploré le secteur il y a quelques jours. Nous aurions été sous les bois, loin de tout. Mais là aussi, l’accès n’était pas aisé, en tout cas, pas dans la tenue où j’espérais te voir ! Mais l’essentiel est que, malgré l’adversité, j’ai pu trouver un endroit. Une dernière fois, je repasse dans la tête ce lieu. J’en cherche les défauts. Il est de toute façon trop tard. En contrebas de la route, je guette les voitures pour espérer voir la tienne. Enfin, tu t’engages à l’entrée. Je te vois ...
«1234»