1. Il y a place pour deux


    datte: 08/08/2017, Catégories: Partouze, Tabou, Voyeur / Exhib / Nudisme, Auteur: tutyraga, Source: xHamster

    Une très jolie bourgeoise de la rue Saint-Honoré, d'environ vingt-deux ans, grasse, potelée, les chairs les plus fraîches et les plus appétissantes, toutes les formes moulées quoique un peu remplies, et qui joignait à tant d'appas de la présence d'esprit, de la vivacité, et le goût le plus vif pour tous les plaisirs que lui interdisaient les lois rigoureuses de l'hymen, s'était décidée depuis environ un an à donner deux aides à son mari qui, vieux et laid, lui déplaisait non seulement beaucoup, mais s'acquittait même aussi mal que rarement des devoirs qui peut-être un peu mieux remplis eussent pu calmer l'exigeante Dolmène, ainsi s'appelait notre jolie bourgeoise. Rien de mieux arrangé que les rendez-vous qu'on indiquait à ces deux amants : Des-Roues, jeune militaire, avait communément de quatre à cinq heures du soir, et de cinq et demie à sept arrivait Dolbreuse, jeune négociant de la plus jolie figure qu'il fût possible de voir. Il était impossible de fixer d'autres instants, c'était les seuls où Mme Dolmène fût tranquille : le matin il fallait être à la boutique, le soir il fallait quelquefois y paraître de même, ou bien le mari revenait, et il fallait parler de ses affaires. D'ailleurs Mme Dolmène avait confié à une de ses amies qu'elle aimait assez que les instants de plaisirs se succédassent ainsi de fort près : les feux de l'imagination ne s'éteignaient pas, prétendait-elle, de cette manière, rien de si doux que de passer d'un plaisir à l'autre, on n'avait pas la ... peine de se remettre en train ; car Mme Dolmène était une charmante créature qui calculait au mieux toutes les sensations de l'amour, fort peu de femmes les analysaient comme elle et c'était en raison de ses talents qu'elle avait reconnu que, toute réflexion faite, deux amants valaient beaucoup mieux qu'un ; relativement à la réputation cela devenait presque égal, l'un couvrait l'autre, on pouvait se tromper, ce pouvait être toujours le même qui allait et revenait plusieurs fois dans le jour, et relativement au plaisir quelle différence ! Mme Dolmène qui craignait singulièrement les grossesses, bien sûre que son mari ne ferait jamais avec elle la folie de lui gâter la taille, avait également calculé qu'avec deux amants, il y avait beaucoup moins de risque pour ce qu'elle redoutait qu'avec un, parce que, disait-elle en assez bonne anatomiste, les deux fruits se détruisaient mutuellement. Un certain jour, l'ordre établi dans les rendez-vous vint à se troubler, et nos deux amants qui ne s'étaient jamais vus, firent comme on va le voir connaissance assez plaisamment. Des-Roues était le premier mais il était venu trop tard, et comme si le diable s'en fût mêlé, Dolbreuse qui était le second, arriva un peu plus tôt. Le lecteur plein d'intelligence voit tout de suite que de la combinaison de ces deux petits torts devait naître malheureusement une rencontre infaillible : aussi eut-elle lieu. Mais disons comment cela se passa et si nous le pouvons, instruisons-en avec toute la décence et ...
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