1. Ma vie a changé (6)


    datte: 13/09/2017, Catégories: Divers, Auteur: daniellerhun, Source: Xstory

    Je voulais être au départ psychologue. Monsieur Janvier, psychiatre renommé nous donnait des cours. C’était un homme de 40 ans très séduisant qui savait captiver son auditoire. Il s’attardait beaucoup avec les étudiants. Plusieurs fois, il nous reçut chez lui. Il était célibataire. Il s’intéressait beaucoup à notre vie intime, car disait-il pour permettre aux gens d’avoir une sexualité épanouie et permettre ainsi aux couples de résoudre leurs problèmes, la sexologie devrait être reconnue comme spécialité médicale à part entière. Jamais, il n’y eu jamais de sa part un geste ambigu ou équivoque. En nous interrogeant, en tête à tête, il prenait des notes et nous donnait des conseils. Je me suis vite aperçue que la psychologie n’était pas ma voie. Daniel mon mari me fit embaucher comme secrétaire dans une entreprise. Je gravis très vite les échelons pour me retrouver secrétaire du grand patron. J’avais suivi la carrière du professeur Janvier qui lorsque la sexologie fût reconnue exerça à l’hôpital et ouvrit un cabinet privé. La publication d’un article récent m’apprit qu’il était à Paris. Je pris contact avec son secrétariat qui me le passa après que je me sois présentée. Je lui demandais s’il pouvait me recevoir en consultation. Il me donna rendez-vous le samedi suivant. Toujours bel homme, il avait bien vieilli et était toujours aussi séduisant. Je me sentis rapidement à l’aise et lui racontais ma vie et surtout les évènements de ces dernières semaines. Après m’avoir examiné, ... il m’a rassuré. Non je n’étais pas anormale ni perverse. J’avais réveillé au travers de mes expériences, mon corps. Je faisais partie de ce petit nombre de femmes quadragénaires, bien conservées, sexuellement très actives, qui à l’approche de la ménopause découvraient ou redécouvraient après des années de train-train quotidien, le plaisir. Souvent l’affirmation de leur nouvelle liberté passait par le libertinage et des expériences nouvelles, en particulier homosexuelles. Il me mit cependant en garde. Je devais prendre des précautions car les rencontres multiples pouvaient être dangereuses car le libertinage entrainait dans son sillage beaucoup d’individus pervers. Il fallait faire aussi attention car il pouvait aussi bien consolider les couples que les détruire. Etant entourée d’amis fiables et qui m’appréciaient, il me souhaitât de continuer à être heureuse avec eux ? Rassurée je repris mon rythme habituel. Frédéric passait de plus en plus souvent. Je l’appelais mon cavalier fougueux car il me chevauchait avec toute l’ardeur de ses vingt deux ans. Mon corps de « vieille » l’inspirait et je sortais de ces étreintes, fourbue, ayant été pénétrée partout mais repue et éperdue de reconnaissance pour le plaisir qu’il m’avait donné. Très régulièrement je retrouvais Carole et Guy, Marie et Michel. Nous sortions beaucoup ensemble au restaurant, visiter les musées et les expositions, aux concerts. Notre complicité était totale et nous nous suffisions. Frédéric préférait de plus en plus ...
«1234»